Généalogie en Italie : les italiens et la commune de Paris.

Chers lecteurs de Généalogie Italie et passionnés de généalogie italienne, suite à notre appel à projets, vous êtes nombreux à nous avoir proposé des articles sur le centenaire de la guerre franco-prussienne et de la Commune de Paris. Tout d’abord,  combien étaient nos ancêtres italiens qui ont combattu aux côtés du prolétariat parisien en 1871? Les contemporains ont fait des décomptes fantastiques, quelqu’un a même prétendu qu’ils étaient 10000. Un Italien combattant de l’autre côté, officier de la légion étrangère, Fortunato Marazzi, réduit le nombre à 217 et mentionne également quelques noms. Voyons d’abord les plus connus.

Retrouvez ici la liste des patronymes déjà étudiés
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Tout d’abord, il y avait Amilcare Cipriani, qui appartient à l’histoire du mouvement ouvrier français. amilcare-cipriani2_0

Cipriani a déjà combattu en Grèce avec Gustave Flourens, qui sera général de la Commune et qui tombera le 3 avril 1871 à la tête du 20e régiment.

CIPRIANI arrive à Paris le 5 septembre 1870, et pendant le siège de Paris, était colonel de la légion Garibaldi. Il participe au soulèvement du 31 octobre et est emprisonné pour avoir refusé de désarmer son bataillon. Nous le retrouvons le 22 janvier 1871, avec Flourens et Félix Pyat, chef des gardes nationaux qui marchent contre la mairie. La commune est proclamée. Nommé aide de camp du général Bergeret, Cipriani est fait prisonnier le 6 avril 1871 et sera ensuite condamné à la déportation vers la Nouvelle-Calédonie.

Il y avait aussi Menotti Garibaldi, enfant du général Giuseppe GARIBALDI, élu député le 16 avril 1871, qui échappera au massacre.Menotti_Garibaldi

Il y avait Annibale- Napoleone Biondetti, chirurgien-major du 233e bataillon fédéral.

Nous savons aussi de la participation de Mizara, commandant du 104e bataillon et de Pisani, aide de camp de Flourens; un autre italien, Moro, commandait le 22e bataillon.

Carlo Piazza, né en 1834 à Ivrea (Piémont), était militaire de carrière, et atteignit le grade de lieutenant dans le 8e régiment de Toscane. En 1870 et s’engagea dans les Chasseurs des Alpes de l’Armée des Vosges. Démobilisé, il arriva à Paris le 15 avril et s’engagea dans la 1re division de cavalerie fédérée.

Par la suite, nous savons qu’après la semaine sanglante il fut condamné à la déportation. Il arriva à l’Île des Pins le 18 février 1873 ; il obtint la remise de sa peine le 20 mars 1879, et se suicida en 1881 à Paris.

Raoul Pugno, qui deviendraRaoul_Pugno_21_nov_1894_[...]_btv1b10219500h

directeur musical de l’Opéra de Paris, était né en France de mère lorraine et de père italien, ce dernier passionné de musique.

Enfant passionné de musique, à six ans, il joue en public dans un concert donné à l’Hôtel de ville.

D’orientation révolutionnaire, il est nommé membre de la Commission d’aide à l’art musical et aux artistes, le par la Commune de Paris.

Enrico CERNUSCHI, était né à Milan en 1821,etEnrico-Cernuschi-nel-18762 prit part au Risorgimento, et aux 5 journées de Milan en 1848, ce qui l’obligea à se réfugier en France où il devint directeur de la Banque de France. Par la suite, il fonda la Banque de Paris, qui devint après fusion en 1872 la Banque de Paris et des Pays-Bas, futur Paribas.

Expulsé à la fin du Second Empire pour avoir pris part à l’opposition libérale, il rentra à la chute de celui-ci.

A sa mort, en 1896, il lègue son hôtel particulier du parc Monceau, à la Ville de Paris, afin d’en faire un musée. Le musée, qui porte son nom, a choisi de se concentrer sur l’art chinois des origines au XIIIe siècle.

Claude Romain CAPPELLARO, né en Italie en  1826 et naturalisé français. En 1870, il fait partie du 137e bataillon de la Garde nationale et, après le 18 mars 1871, il est élu délégué au Comité central. capellaro_claude_romain_05_mini

Dans son quartier, le XIe arrondissement, il se substitue au maire et fait partie du bureau militaire qui siège place Voltaire (aujourd’hui place Léon-Blum).  Capellaro est arrêté en juin 1871 et condamné à la déportation en Nouvelle-Calédonie. Il est enfermé à la prison de Sainte-Pélagie, dans laquelle il est autorisé à poursuivre son travail de sculpteur pour honorer une commande du département de la Seine passée avant 1870, ce qui lui permet de retarder son exil. Mais, au début de l’année 1874, il est transféré au fort de Querlen sur la presqu’île de Crozon, et en août 1874, il est embarqué sur la Virginie qui arrive à Nouméa en janvier 1875. Revenu en France après une amnistie, il y est mort en 1899.

Andrea FERRARI, né en 1851 à Crialla, il s’était établi à Paris, où il était ouvrier fumiste.

Pendant la guerre franco-prussienne, il s’était engagé au 59e régiment de ligne et avait fait la campagne de Paris.

Licencié le 6 mars 1871, il entra ensuite dans le 269e bataillon fédéré. Le 16 mai, il était en service porte de Vanves et y resta jusqu’au 22 ; il servit du 22 au 26, place de l’Hôtel de Ville, puis alla à Belleville. Arrêté le 28 mai, il fut incarcéré et ensuite condamné à un an de prison.

 

Viennent ensuite les Italiens qui étaient déjà affiliés à l’Internationale, parmi lesquels nous trouvons

Paolo Tibaldi, né en 1824 à Piacenza et qui avait déjà combattu, en 1848, dans les rangs de la République Romaine. Ensuite, il prit part à la retraite de Garibaldi, et fut fait prisonnier par les Autrichiens. Libéré, il préféra l’exil en France où il gagna sa vie comme ouvrier opticien à Paris, où entra en relation avec des révolutionnaires avec qui il prépara un attentat contre Napoléon III.

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Arrêté, condamné à la déportation fut transporté à Cayenne. Il revint à Paris après le 4 septembre et devint commandant d’une « Légion italienne » qui prit part à la tentative insurrectionnelle du 31 octobre. Il fut arrêté, poursuivi et acquitté le 24 février 1871, et ne participa pas à  proprement parler à la Commune, mais fut tout de même condamné par contumace le 23 juin 1871.

Il retourna en Italie en 1873 et décéda à Rome le 17 janvier 1901.

 

Pier Luigi Savio, né en 1837, était marchand de vins à Paris.

Savio servit dans l’armée du Piémont à partir de 1859, faisant toutes les campagnes pour l’indépendance nationale jusqu’en 1866. Il s’installa ensuite à Paris comme marchand de vins, 16, rue du faubourg du Temple (IIIe arr.) puis 7, rue Bouchardon (Xe arr.).

Au début du mois d’avril 1871, il fut l’un des premiers à s’engager dans la Légion italienne formée à la caserne du Prince Eugène (elle deviendra le 269e bataillon fédéré). Il participa à la sortie de Vanves et fut accusé d’avoir pris part au pillage et à la mort des Dominicains à Arcueil le 25 mai.
Condamné par contumace, le 31 décembre 1873, à la déportation, il se réfugia à Londres,  mais rentra en Italie peu de temps après.

Et vous, savez-vous si vos ancêtres italiens ont pris part aux évènements relatés dans cet article?

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